PARIS (Reuters) - Les syndicats du secteur énergétique envisagent de se joindre à l'appel à la grève lancé par les cheminots pour protester contre les attaques "sans précédent" de Nicolas Sarkozy "sur les garanties sociales des salariés". Les cinq fédérations de l'énergie (CFDT, CGT, CFE-CGC, CFTC et FO) se sont réunies pour en discuter mercredi et doivent se retrouver à nouveau en début de semaine prochaine. "Nous convergeons vers la date du 17 octobre", a déclaré à Reuters Maurice Marion, porte-parole de la fédération nationale mines Energie de la CGT, majoritaire chez EDF et GDF. "C'est pour s'opposer au contrat social" tel qu'il a été redéfini par le chef de l'Etat, a-t-il ajouté. Dans un communiqué commun, les cinq fédérations "condamnent avec fermeté le fond et la forme de l'attaque sans précédent" de Nicolas Sarkozy sur "les garanties sociales des salariés" dans son discours de mardi. "Le régime de retraite des électriciens et gaziers qui a déjà été réformé en 2003 est adossé au régime général", rappellent les syndicats. "Il ne coûte rien aux contribuables, bien au contraire, il participe à la solidarité nationale pour plus de 100 millions d'euros chaque année". "Qui peut croire que les régimes spéciaux sont la véritable préoccupation des Français? Chômage, précarité, pouvoir d'achat, logement sont les vraies difficultés auxquelles ils sont confrontés tous les jours", s'interrogent les fédérations.
jeudi 20 septembre 2007
Les syndicats de l'énergie pourraient appeler à la grève
mercredi 19 septembre 2007
En pleine forme, la Bourse de Paris s'installe au-dessus des 5.700 points

Magnifique journée à la Bourse de Paris, dopée par l'intervention mardi soir de la Réserve fédérale américaine. Le CAC 40 a pulvérisé la barre des 5.700 points, à précisément 5.730 points, en hausse de 3,27%. Ailleurs en Europe, c'est aussi l'euphorie. Londres gagne 2,81% et Francfort prend 2,32%. Et, pour l'instant, à Wall Street c'est plutôt bien parti. Le Dow Jones prend 0,86%.
C'est Michelin qui signe ce soir la meilleure performance de l'indice parisien, grâce à une meilleure recommandation de la Dresdner Kleinwort: +7,03% à 90,57 euros. Toujours dans le secteur automobile, Renault gagne 4,23% à 98,40 euros et PSA 1,44% à 56,85 euros. Ce mercredi matin, dans un éditorial, le Financial Times a appelé à un rapprochement entre ces deux constructeurs pour donner naissance à un géant national.
Le secteur bancaire a été particulièrement en vedette, après la baisse des taux de la Fed et malgré les résultats trimestriels inférieurs aux attentes de la banque Morgan Stanley. Société Générale s'est envolé de 6,88% à 121,31 euros. BNP Paribas prend 5,13% à 78 euros, Dexia 2,99% à 21,66 euros, Natixis 4,38% à 15,48 euros. Même le Crédit Agricole, dont les résultats du troisième trimestre seront grevés à hauteur de 250 millions d'euros à cause d'une erreur d'un trader, est dans le vert: +2,16% à 27,90 euros.
Les valeurs énergétiques sont aussi bien orientées, alors que la Commission européenne a prôné une fois encore la séparation entre producteurs et distributeurs d'électricité et de gaz en Europe, sauf si ces deux activités n'ont qu'un lien capitalistique au sein des groupes d'énergie. EDF gagne 0,14% à 74,25 euros. Gaz de France prend 3,31% à 35,56 euros, Suez 2,92% à 40,48 euros. A noter également que le gouvernement prévoit de prendre une "golden share" dans le nouvel ensemble Suez-GDF.
Les valeurs pétrolières s'envolent après le nouveau record enregistré cet après-midi par le baril de brut et après la baisse plus forte que prévu des stocks hebdomadaires aux Etats-Unis. Le cours de WTI a atteint 82,51 dollars. Total prend 3,12% à 58,49 euros. Le fabricant de tubes pour l'industrie pétrolière Vallourec bondit de 5,32% à 199,61 euros. Technip prend 3,43% à 61,08 euros.
Très nette hausse également pour Axa: +5,42% à 30,33 euros et pour Arcelor Mittal: +5,26% à 51,91 euros.
Il n'y a ce soir qu'une seule valeur à être dans le rouge au sein du CAC. Et encore, c'est une toute petite baisse de 0,16% à 43,19 euros pour le spécialiste de l'optique Essilor.
Au sein du SRD, à noter les nets replis d'Altran: -2,69% à 5,06 euros, et de Business Objects, sous l'effet de prises de bénéfices: -1,62% à 32,64 euros.
De son côté, l'euro reste toujours très élevé face au dollar: 1 euro vaut actuellement 1,3948 dollar. Et le baril de brut va de record en record. Après les stocks américains, le WTI a atteint 82,51 dollars. Il est un tout peu redescendu actuellement à 82,06 dollars. Le Brent lui vaut 78,10 dollars.
L'or profite de la crise du marché du crédit
L'once touche les 728 dollars à New York, un plus haut en dix-huit mois. La panique bancaire dont est victime Northern Rock au Royaume-Uni pousse les investisseurs à se réfugier sur l'or.
Les images d'une panique bancaire en Grande Bretagne sur tous les écrans de télévision? Il n'y a guère de meilleure raison pour se replier sur l'or, valeur refuge par excellence. A New York, les cours de l'once de métal brillant ont progressé de 1,5% pour toucher les 728 dollars, un plus haut depuis quatorze mois. Début mai 2006, l'once avait en effet dépassé les 730 dollars, se hissant à des niveaux plus vus depuis 1980. Sur le marché londonien, l'once d'or s'échangeait en hausse de 0,4% à 719 dollars au fixage.
La perspective de la réunion de la Réserve Fédérale américaine et les signes montrant que la crise sur le marché du crédit ne semble en rien s'estomper n'ont rien fait pour ralentir ce repli sur le métal brillant. La faiblesse du dollar amplifie également ce repli, augmentant le pouvoir d'achat des investisseurs hors zone dollar pour le métal jaune, libellé en dollars. Les cours de l'or bénéficient également de l'effet d'entraînement des craintes inflationnistes provoquées par la hausse du pétrole. Cela pousse les investisseurs vers des lingots peu exposés à la dépréciation par l'inflation.
Jeudi, le cabinet spécialisé GFMS a conforté le sentiment haussier du marché en maintenant que le prix d'une once devrait s'établir en moyenne à 690 dollars pendant le deuxième semestre.
Succès de l'introduction en Bourse de la China Construction Bank
Elle a levé 7,7 milliards de dollars à Shanghai, réalisant ainsi la seconde plus grosse levée de fonds de l'année.
Pour son introduction en Bourse, China Construction Bank a levé 7,7 milliards de dollars à Shanghai, réalisant ainsi la seconde plus grosse levée de fonds de l'année. Le prix de l'action a été fixé en haut de fourchette, à 6,45 yuans par titre selon des banquiers chinois.
Ce prix est jugé relativement modeste pour le groupe financier, qui est aussi considéré comme le mieux géré du pays : il valorise en effet la banque à 23 fois ses résultats annuels. Or, les actions cotées sur le principal indice chinois, le CSI 300, se traitent en moyenne autour de 44 fois leurs résultats.
Le principal motif de cette course aux introductions en Bourse tient dans le succès des dernières arrivées sur le marché. Les titres des trois dernières introductions à Shanghai ont triplé lors de leur première journée de cotation.